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 Aienkien [12012/Yaoi]

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Yôko
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MessageSujet: Aienkien [12012/Yaoi]   Dim 11 Nov - 16:54

Auteur : Yôko

Disclaimer : pas à moi

Groupe : 12012

Genre : Romance, douceur…

Couple : mentionné à la toute fin.

Autre ? Bonne lecture.


Aienkien

Parfois, lorsque le soleil se lève, que notre corps lentement s’éveille et nos pieds se posent au sol, on se dit que cette journée qui débute ne sera pas comme les autres, qu’elle sera peut-être extraordinaire, peut-être pas. Mais quelque chose la changera. Et cette impression est tellement étrange, qu’un sourire naît néanmoins sur nos lèvres et décide de ne plus le quitter. C’est ce qu’il lui était arrivé, lorsqu’il ouvrit lentement ses paupières et posa comme chaque matin, un pied, puis un autre au sol. Une étrange sensation venait alors de naître dans son ventre, comme une sorte de creux, annonciateur d’un événement différent. Sur son visage serein, ses traits s’étaient tirés en un doux sourire. Il ne croyait pas en la destinée. Mais aujourd’hui précisément, il voulut y croire, juste une fois.

Il était huit heures lorsqu’il sortit de chez lui pour aller travailler à l’épicerie qu’il tenait avec des amis. C’était un endroit calme où les clients venaient en souriant. Il s’y sentait comme chez lui, en famille. Et pourtant, être entouré ne fait pas tout, on ressent toujours cette sensation de vide lorsque l’on se couche le soir, seul. Et même si l’on ne veut plus y penser, on nous le rappelle sans cesse, de façon souvent détournée ; dans une publicité à la télévision, une musique, les gens dans la rue. S’étant promis de ne plus y songer, il s’était finalement habitué, vivant tranquillement chez lui, au côté de son chien Tôma, qu’il aimait plus que tout. Souvent il l’emmenait au travail, mais aujourd’hui il ne pouvait pas car il devait rencontrer quelqu’un d’important et n’avait pas de temps à consacrer à son ami à quatre pattes.

Il s’engage rapidement dans le métro, il est en retard, un passant l’a arrêté dans la rue pour lui demander son chemin. Il l’a aidé, ne pouvant pas laisser un vieillard seul. Il doit arriver à l’heure, c’est un rendez-vous très important pour ses affaires aujourd’hui.
**

Des paupières qui lentement s’ouvrent et regarde autour de lui pour vérifier que tout est en ordre. Il se lève et ressent comme un creux à l’estomac. Un sourire, il pose sa main sur le cœur et murmure un simple « j’ai compris ». Il se lève, s’habille et se coiffe, prenant un peu plus de temps aujourd’hui car au moment du petit déjeuné, il a fait tomber sa tasse par terre et a dû tout nettoyer. Se hâtant, il s’engouffre dans le métro, cherchant le train qui l’emmène au travail. Il est en retard et c’est l’heure de pointe, nombres de passagers se dépêchent de prendre les transports en commun le matin, car arriver en retard dans son pays est passible d’être virer de son emploi.

Il n’a pas peur pour l’emploi mais il doit arriver à l’heure. C’est très important, surtout aujourd’hui.

**
La rame de métro est bondée de monde mais il n’a pas le choix, il aurait pu prendre celui d’avant mais il a eu trop bon cœur, comme d’habitude. Finalement il monte dans son train, essoufflé. Il est déjà fatigué alors que la journée n’a même pas commencé. Quelqu’un se hâte et se colle à lui à cause du manque de place évident.

Deux corps qui se touchent, lorsque le hasard de la vie les font se rencontrer.

Parfois, le hasard rend certaines choses étranges… Lors du virage, il manque de tomber et se rattrape à l’autre, s’excusant doucement. Et ce sourire, ce simple sourire lui fait comprendre que l’homme qui l’a rattrapé, est quelqu’un qu’il appréciera toute sa vie. Tooru se tourne et regarde par la fenêtre en silence, fermant un peu les yeux, sentant son souffle doux dans son cou. Tout paraît si étrange, si irréel.

Les gens sortent parfois du métro, mais eux restent, et ne bougent pas. Il y a du monde, beaucoup de monde, leurs corps se touchent, leurs cœurs s’embrasent… La main du jeune inconnu frôle celle du blond doucement. Un contact électrique qui le fait frissonner, chavirer. Est-ce son cœur au loin qui se sent partir sur les flots bleus d’un rêve ? Deux mains qui se rencontrent à nouveau et s’entrelacent finalement, comme dans un baiser, tendresse et douceur. Il ne le connaît pas et pourtant, ces simples gestes suffisent à lui faire comprendre que ce creux à l’estomac de ce matin, est le même qu’à l’heure actuelle, lorsqu’il se laisse aller contre son torse et ferme les yeux, oubliant les gens autour de lui qui après tout, n’ont pas la moindre importance à ses yeux. Et cette odeur autour de lui, cette odeur si familière qu’est celle de l’amour… Des yeux se ferment. Il ne veut pas penser à tout à l’heure non… Enveloppé dans un cocon de douceur, il oublie… Sa vie, tous ses problèmes, plus rien n’existe sauf cette main qui lentement serre la sienne et se souffle chaud dans son cœur, semblable à une déclaration d’amour ; douce et délicate.

Mais trop vite le rêve cesse d’exister car déjà c’est sa station. Lui jetant un dernier regard, il sort, tremblant. C’est le dernier regard qu’il jettera à cet homme, son premier et dernier amour, amour éphémère mais pur. Il baisse les yeux et finit par s’en aller. La vie reprend son rythme normal, mais pas son cœur qui toujours en flamme rêverait de voir l’inconnu du train. Etait-ce la destinée qui les avait pas fait se rencontrer aujourd’hui ? Il ne le savait pas.

Lorsqu’il fermait les yeux, il avait comme l’impression de sentir encore son souffle chaud dans son cou…

Tooru arriva au magasin et prépara le tout, la tête complètement ailleurs. Tout lui avait semblé paisible… leurs mains se frôlant comme dans un baiser sensuel… Un frisson. Pourquoi la vie réservait-elle ce genre de surprises mais ne permettait pas d’en profiter ?

Un soupir triste passa ses lèvres lorsqu’il entendit la porte de l’épicerie s’ouvrir. Lentement, il leva la tête. Il ne sait plus si c’est à ce moment là que son cœur à cesser de battre ou si c’est lorsqu’il l’a serré dans ses bras… Son rendez-vous était son inconnu du train. Aujourd’hui, le rendez-vous fut la plus belle chose au monde, une promesse d’amour éternelle, dans ses conditions hors du commun…



OWARI.

On ne le comprend pas dans la fik, mais il s’agit d’un Tooru / Enya. J’avais envie d’en écrire un et le voici. En espérant qu’il vous plaise ! ^^

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Aienkien [12012/Yaoi]
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